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moyen français

savoyen

Savoyard.

Donnée du Wiktionnaire, non revue

Histoire

allemand Savoyer moyen français savoyen 1400 1500 1600 1700 1800 1900 2000
Périodes des langues : convention du site, sources sur la page Méthode.

Ascendance

Reconstituée depuis les relations enregistrées, sans reformuler le texte du Wiktionnaire

savoyenmoyen françaisSavoyerallemand,

lien vérifiéconfirmé par deux sources indépendantesune seule source

L’ascendance en liste
  • Savoyer (allemand) → savoyen (moyen français) : une seule source
  • allemand Savoyer — d’après le Wiktionnaire

Cognats

Mots d’autres langues issus du même étymon

  • SavoyerkohlallemandChou de Savoie, chou de Milan, chou pommé frisé.

Familles

Tous les mots qui descendent des mêmes étymons que savoyen

Le Wiktionnaire

Texte de l’article du Wiktionnaire, cité tel quel

Section 1

Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.
9 autres sections

Section 2

Depuis le Moyen-Âge, il existe trois dénominations pour les habitants de la Savoie.

Section 3

Au commencement étaient les savoïens devenus très vite les savoyens.

Section 4

La première indication écrite est relativement tardive. Au XIVe siècle, l’historien Froissart, évoquant un épisode de la guerre de Cent-Ans, a noté : « Tout seigneur approchait lointain et prochain, et vinrent li contes de Savoie et li contes de Genève à bien 700 lances de purs Savoïens. » Selon E. Pascalein, auteur d’une étude parue dans la Revue Savoisienne en 1888, son étymologie répond à une règle ordinaire de la langue française : « Les habitants de la Savoye sont logiquement les Savoyens (ou Savoïens), comme ceux de Troyes, en Champagne, sont les Troyens. »

Section 5

À la suite de Froissard, le terme abonde dans la littérature du temps. En 1419, Jean d’Orville, chroniqueur du règne d’Amédée VIII écrit : « La paix avait duré un temps entre Savoyens et Faucignerains. » En 1447, Perrinet du Pin qualifie Amédée VII, dit le Comte Rouge, de « prince savoyen. » Et au temps des guerres médiévales, les chevaliers chargent au cri de « Toujours avant, Savoyens ! »

Section 6

Savoyen ou Savoisien ?

Section 7

Dès le XVe siècle apparaît un nouveau venu : savoisien. Sa naissance serait une conséquence de l’engouement pour l’Antiquité, caractéristique de la Renaissance : « Si les Espagnols se transformaient en Hispaniens et les Suisses en Helvétiens (Louise de Savoie, grande lettrée, désigne de la sorte les Suisses), écrit Pascalein, il n’y avait rien d’étrange à ce que les Savoyens devinssent des Savoisiens. » On le trouve pour la première fois sous la plume du poète François Villon (1431-1463) dans la Ballade des femmes de Paris : « Mais soient Lombardes, Romaines, / Genevoises, à mes périls, / Piémontaises, Savoysiennes, / Il n’est bon bec que de Paris. » Ronsard à son tour le convoque dans son ode au mariage du duc Emanuel-Philibert avec Marguerite de France, sœur du roi Henri II : « Vivez ensemble, et d’un estroit lien / Joignez tous deux le sang savoysien / Et de Valois en parfaite alliance. » Les lettrés de Savoie l’adoptent bien vite, à l’image du plus illustre d’entre eux. Dans une lettre datée de 1615, François de Sales se dit « essentiellement Savoisien, et moi et tous les miens ; je ne saurais jamais être autre chose. » Forgé par les poètes et les savants, ce qualificatif, cependant, demeurera circonscrit au cercle, somme tout restreint, des classes élevées de la société. Le peuple lui, reste fidèle à l’ancien savoyen.

Section 8

Savoyard s’impose

Section 9

Tous deux finiront par être progressivement supplantés par un troisième vocable. Son triomphe est le fruit tardif et inattendu d’une décision politique. En 1562, Turin devient la capitale du duché au détriment de Chambéry. Or, en dialecte piémontais, les habitants de la Savoie sont appelés les Savoiardi (De même, en piémontais, les habitants du comté de Nice sont les Niçardi, qui a donné Niçard), qui va donner Savoyard. Le terme va franchir les Alpes à mesure que s’accroît l’influence piémontaise au sein des États de Savoie. Alors même que, longtemps encore, les Savoyens ou les Savoisiens continueront à s’appeler de la sorte (En 1793 encore, Joseph de Maistre publie ses Lettres d’un royaliste savoisien à ses compatriotes). C’est la singularité de Savoyard : ce mot étranger est à l’origine employé par les étrangers à la Savoie. Ainsi les Genevois : la fameuse chanson de L’Escalade, composée après l’échec de la prise de la ville en 1602, brocarde les assaillants d’un moqueur « Savoyards, gare, gare ! » Au XVIIIe siècle, le vocable se généralise partout en France, à l’exemple de Rousseau écrivant la Profession de foi du Vicaire savoyard. À Paris comme en province, il devient même, dans le langage courant, synonyme de ramoneurs ou de portefaix, ces petits métiers étant souvent exercés par les nombreux émigrés en provenance des villages alpins.

Section 10

Ainsi, sous le double effet de l’administration piémontaise d’un côté, des émigrés de retour dans leur pays de l’autre, l’usage du terme Savoyard s’imposera peu à peu en Savoie même. Au début du XIXe siècle, les appellations plus anciennes sont quasiment éclipsées. Il en subsiste quelques souvenirs de nos jours, surtout dans le domaine culturel : le Musée savoisien de Chambéry ou la Revue savoisienne, publiée par Académie florimontane. Quant au médiéval Savoyen, il est à l’origine de l’allemand Savoyer, signifiant Savoyard. référence nécessaire (résoudre le problème)

Wiktionnaire, article « savoyen » — CC BY-SA

Résumé

Composé à partir des relations enregistrées, sans reformuler le texte du Wiktionnaire

De l’allemand Savoyer.

Descendance

Mots formés à partir de savoyen

Aucun mot dérivé dans les données.

Sources