Aller au contenu

français

marron

Fruit rond comestible de certaines variétés de châtaigniers, plus gros qu’une châtaigne

Donnée du Wiktionnaire, non revue

Histoire

italien marrone français marron 1526 · le TLFi 1300 1500 1600 1700 1800 1900 2000
Périodes des langues : convention du site, sources sur la page Méthode.

Attesté 1526, en moyen français, d’après le TLFi

Ascendance

D’après la 1re section du texte du Wiktionnaire. La 4e , la 5e et la 8e en donnent une autre — voir le texte du Wiktionnaire

marronfrançaismarroneitalien,

lien vérifiéconfirmé par deux sources indépendantesune seule source

L’ascendance en liste
  • marrone « Marron, variété de châtaigne. » (italien) → marron (français) : emprunté ; confirmé par deux sources indépendantes

Translittérations automatiques : Romanisation savante du grec ancien. Comment elles sont calculées

  • italien marrone — d’après le Wiktionnaire ; le TLFi dit de même ; confirmé par deux sources indépendantes

Cognats

Mots d’autres langues issus du même étymon

  • maroonanglaisNègre marron, esclave noir d'Amérique évadé, ou un de ses descendants.
  • cimaoccitanCime, sommet, faîte.
  • cimaitalienComble, haut, sommet, faîte, summon.
  • acimaportugaisAu dessus.
  • cimaportugaisCime.
  • encimaespagnolDessus.

Familles

Tous les mots qui descendent des mêmes étymons que marron

Le Wiktionnaire

Texte de l’article du Wiktionnaire, cité tel quel

Section 1 — celle que l’ascendance suit

Emprunt à l’italien marrone (« grosse châtaigne »), attesté depuis le début du XIVᵉ siècle. Il est probablement dérivé d’un radical préroman *marr- (« pierre »)« marron », dans le FEW (Französisches Etymologisches Wörterbuch), 1922-2002 → consulter cet ouvrage attesté de l’Italie jusqu’au Portugal, spécialement dans les Alpes et les Pyrénées → voir marelle. Le terme marrone est probablement entré en français par la région lyonnaise« marron », dans le FEW (Französisches Etymologisches Wörterbuch), 1922-2002 → consulter cet ouvrage. Marron apparaît aussi orthographié maron jusqu’au XIVᵉ siècle.
11 autres sections

Section 2

Le mot est d’abord attesté en 1526 (« comme vous pouuez auoir fait experience au gland, ou au marron, … », Claude Gruget, Les diverses leçons de Pierre Messie, page 888) avec le sens de « fruit du marronnier ». Il entre dans l’expression tirer les Marrons du feu auec la patte du chat, désormais tirer les marrons du feu, dans Curiositez françoise d’Antoine Oudin, en 1640, qui a d’abord signifié « se donner de la peine pour le seul profit d’autrui », mais qui a subi une inversion de sens, signifiant alors « tirer profit de la situation ». L’expression fut popularisée par Le Singe et le Chat de La Fontaine« marron », dans le FEW (Französisches Etymologisches Wörterbuch), 1922-2002 → consulter cet ouvrage. En 1680, marron prend son sens de « boucle de cheveux ronde et nouée avec un ruban ». Marron entre dans la locution marron d’Inde pour la première fois dans la 2ᵉ édition du Dictionnaire de l’Académie française, en 1718. Marron devient un nom de couleur en 1750, sous l’orthographe alternative maron, dans un livre de Jean Hellot, L’Art de la teinture des laines, page 485, (« On tire de ce mêlange un très-grand nombre de couleurs comme les Caffé, Maron, Pruneau, Muſc, Epine & autres nuances ſemblables, dont le nombre eſt preſque infini, & d’un très-grand uſage. »). En 1752, il apparait dans son sens pyrotechnique et son sens de jeton dans le Dictionnaire de Trévoux. Le sens de « noyau non calciné d’une pierre passée au four à chaux » apparaît en 1777 et celui de « grumeau dans la pâte à pain » en 1782. En 1821, il prend le sens argotique de « des coups, de la bagarre » qui évolue pour le sens familier de « coup de poing » en 1881. Le sens de « testicule » est attesté en 1864 dans le Dictionnaire érotique moderne d’Alfred Delvau.

Section 3

substantivation de l’adjectif marron (« brun »), par analogie de couleur.

Section 4 — autre étymologie

Du radical préroman *marr- (« pierre »), via le moyen français marron et l’ancien français maron. Le terme, bien qu’apparenté à marron (« fruit de certains châtaigniers »), a été formé indépendamment de celui-ci, dans les Alpes occidentales. Attesté dès 1379 dans un compte des Archives camérales de Turin : « Item, livré ledit jour à XVIII marrons qui ont passé la montagnie avoy Amé Monseigneur […]. ».

Section 5 — autre étymologie

Emprunt à une langue caraïbe maron (« sauvage, en parlant d’une plante, d’un animal »), tiré par aphérèse de l’espagnol cimarrón (« élevé, montagnard ») → voir l’étymologie de l’adjectif 2. Il prend en France métropolitaine le sens figuré de « personne exerçant illégalement » en 1762. Le mot marron désigne aussi par métonymie un « ouvrage imprimé clandestinement » depuis 1775, où il avait été écrit maron.

Section 6

Adjectivation, par analogie, de marron (« châtaigne »). L’adjectif est d’abord attesté sous la forme maron, au Canada.

Section 7

Emprunt à une langue caraïbe maron (« sauvage, en parlant d’une plante, d’un animal »), tiré par aphérèse de l’espagnol cimarrón (« élevé, montagnard »), d’où par extension « animal domestique redevenu sauvage » et « Indien fugitif », terme attesté dès 1535.

Section 8 — autre étymologie

Il est peut-être issu de l’espagnol cima (« cime »), lui-même du latin cyma (« tendron du chou »), emprunt latinisé, et dont le genre est devenu féminin, au grec ancien κῦμα, kûma (« vague »). Le terme grec est probablement dérivé de κυέω, kúeô (« donner naissance »), de la racine indo-européenne *kuh₁ (« gonflement ») ;

Section 9

Ou peut-être du vieil espagnol cimarra (« fourré »)« marron », dans le FEW (Französisches Etymologisches Wörterbuch), 1922-2002 → consulter cet ouvrage.

Section 10

Le terme est d’abord utilisé dans les Antilles françaises, désignant originellement un « animal domestique redevenu sauvage », sens étendu aux plantes. Par analogie, il désigne en 1658 un « esclave en fuite », sens qui semble être une création des colons par comparaison avec le sens premier. Il prend en France métropolitaine le sens figuré de « exerçant illégalement ».

Section 11

(Adverbe) Probable extension de marron (« esclave fugitif »), via l’expression être paumé marron (« être arrêté en tant qu’esclave fugitif »). Gaston Esnault le rapproche cependant de rôti comme un marron (« sorti du jeu », « qui a perdu tout son argent »), attesté dès 1752.

Section 12

Le sens premier de « pris sur le fait », attesté dès 1811, a aujourd’hui disparu au profit de « trompé », dont on trouve des attestations depuis 1855, peut-être dû à un rapprochement avec être chocolat. Le sens « privé de, interdit de » est attesté à partir de 1927.

Wiktionnaire, article « marron » — CC BY-SA

Résumé

Composé à partir des relations enregistrées, sans reformuler le texte du Wiktionnaire

De l’italien marrone, « Marron, variété de châtaigne ».

Définitions

  1. 2 Brun, couleur du fruit mûr. #a04000 #602000 #402000 Voir la note sur les accords
  2. 3 Coup de poing, châtaigne, gnon.
  3. 4 Marron d’Inde, graine non comestible du marronnier d’Inde.
voir les 8 autres sens
  1. 5 Feu d’artifice ou pétard provoquant beaucoup de bruit et un flash lumineux lors de
  2. 6 Jeton servant à contrôler la présence d’une personne à son poste. Notamment en usage dans
  3. 7 Grumeau de farine se formant dans la pâte à pain lors du pétrissage.
  4. 8 Peloton coagulé dans une table de plomb mal fondue.
  5. 9 Noyau non calciné d’une pierre passée au four à chaux.
  6. 10 Partie très dure incluse dans le marbre et nuisant à son polissage.
  7. 11 Grumeau dans le plâtre.
  8. 12 Grosse boucle de cheveux ronde et nouée avec un ruban.

Descendance

Mots formés à partir de marron

  • marronnierfrançaisChâtaignier cultivé, dont le fruit, comestible, est plus gros que d’ordinaire (un seul par bogue).

+ 19 autres

Locutions

Expressions formées avec marron

  • amateur marronfrançaisSportif professionnel se faisant passer pour un amateur.

+ 14 autres

Sources

Chercher dans : TLFi · FEW · Académie française (nouvel onglet) (Source : www.dictionnaire-academie.fr)