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français

gouine

Coureuse ; femme de mauvaise vie.

Donnée du Wiktionnaire, non revue

En bref

Du latin gaudere, de l’indo-européen commun ga:u.

Composé à partir des relations enregistrées, sans reformuler le texte du Wiktionnaire

Confiance : Une seule source — Une seule source l’affirme, sans verdict ; pour une fiche, au moins un de ses parents directs est dans ce cas. les quatre niveaux

Attestation : au plus tard 1655 · le TLFi

Histoire

indo-européen commun *ga:u latin gaudere français gouine au plus tard 1655 · le TLFi 4500 av. 500 1000 1500
Périodes des langues : convention du site, axe resserré avant 500 av., sources sur la page Méthode.

Attesté au plus tard en 1655, d’après le TLFi

Ascendance

Reconstituée depuis les relations enregistrées, sans reformuler le texte du Wiktionnaire

L’ascendance en liste
  • latin gaudere — d’après le Wiktionnaire ; une seule source

Cognats

Mots d’autres langues issus du même étymon

  • enjoyanglaisSe réjouir de, profiter de, se régaler de, prendre plaisir de, jouir d’un bien ou d’un service.
  • joyanglaisJoie, allégresse.
  • joyousanglaisJoyeux.
  • gaudiumlatinJoie.
  • gòioccitanBoiteux.
  • joirancien françaisAvoir du plaisir, s’amuser.

Familles

Tous les mots qui descendent des mêmes étymons que gouine

Le Wiktionnaire

Texte de l’article du Wiktionnaire, cité tel quel

Section 1

Étymon discuté et inconnu :
5 autres sections

Section 2

Mot normand signifiant autrefois « femme » du terme scandinave kvinna (même sens). Le mot est plus tard devenu péjoratif. Le normand a aussi les termes gouënipe ou couénipe « femme de mauvaise vie ».

Section 3

Auguste Creuzé de Lesser tire ce mot de la reine Goïne (à rapprocher avec le gaélique coinne, « femme », l’anglais queen, « reine ») qui trompait son mari et le fit périr pour fuir avec son amant : « Quoiqu’en amour à la bonté j’incline, Je n’en ai pas pour la reine Goïne ; Et jusqu’à nous son nom un peu changé Vint justement en proverbe érigé. » — (La Table ronde, 1810)

Section 4

Auguste Scheler soulignant que l’ancien français avait godine (sens identique), propose une racine god : le verbe godailler (« boire avec excès ») ayant subi lui aussi une évolution vers gouailler (« s’amuser ») d’où gouaille. Cette racine, selon ce même auteur faisant référence au philologue allemand Friedrich Christian Diez, n’est pas issue du latin gaudere (« jouir »), mais est plutôt d’origine celte et se retrouve dans le gallois god (« luxure »), l'ancien français godon (« femme de mauvaise vie ») ou, plus proche de nous, godelureau.

Section 5

De l’arabe قينة, qayna (le « ق -q » arabe étant souvent retranscrit en « g », comme dans le mot qahba donnant gaupe, et comme il est fréquemment prononcé dans certains dialectes, tel قلب qalb (« cœur » en français), prononcé « galb » en Tunisie et dans la Péninsule arabique). Une qayna était une esclave-musicienne au Moyen-Orient, d'où la réputation de femme de mauvaise vie.

Section 6

Probablement issu plus ou moins directement de la racine indo-européenne gʷḗn ("femme"). À rapprocher du sens 2.

Wiktionnaire, article « gouine » — CC BY-SA

Définitions

  1. 1 Coureuse ; femme de mauvaise vie.
  2. 2 Lesbienne.

Descendance

Mots formés à partir de gouine

Dans d’autres langues

1 mot, sur la page de la descendance complète.

Voir toute la descendance (12 mots)

Sources

Chercher dans : TLFi · FEW · Académie française (nouvel onglet) (Source : www.dictionnaire-academie.fr)