français
gouine
Coureuse ; femme de mauvaise vie.
Donnée du Wiktionnaire, non revue
En bref
Du latin gaudere, de l’indo-européen commun ga:u.
Composé à partir des relations enregistrées, sans reformuler le texte du Wiktionnaire
Confiance : Une seule source — Une seule source l’affirme, sans verdict ; pour une fiche, au moins un de ses parents directs est dans ce cas. les quatre niveaux
Attestation : au plus tard 1655 · le TLFi
Histoire
Attesté au plus tard en 1655, d’après le TLFi
Ascendance
Reconstituée depuis les relations enregistrées, sans reformuler le texte du Wiktionnaire
une seule source
L’ascendance en liste
- gaudere (latin) → gouine (français) : hérité ; une seule source signaler
- forme reconstruite ga:u (indo-européen commun) → gaudere (latin) : une seule source signaler
- latin gaudere — d’après le Wiktionnaire ; une seule source
Origine : latin → voir les 23 376 mots français venus du latin
Plus haut dans la chaîne : indo-européen commun → voir les 2 499 mots français venus de l’indo-européen commun
Cognats
Mots d’autres langues issus du même étymon
Familles
Tous les mots qui descendent des mêmes étymons que gouine
- Famille de gaudere — 103 mots
- Famille de قينة — 14 mots qayna (Translittération du Wiktionnaire anglais)
Le Wiktionnaire
Texte de l’article du Wiktionnaire, cité tel quel
Section 1
Étymon discuté et inconnu :
5 autres sections
Section 2
Mot normand signifiant autrefois « femme » du terme scandinave kvinna (même sens). Le mot est plus tard devenu péjoratif. Le normand a aussi les termes gouënipe ou couénipe « femme de mauvaise vie ».
Section 3
Auguste Creuzé de Lesser tire ce mot de la reine Goïne (à rapprocher avec le gaélique coinne, « femme », l’anglais queen, « reine ») qui trompait son mari et le fit périr pour fuir avec son amant : « Quoiqu’en amour à la bonté j’incline, Je n’en ai pas pour la reine Goïne ; Et jusqu’à nous son nom un peu changé Vint justement en proverbe érigé. » — (La Table ronde, 1810)
Section 4
Auguste Scheler soulignant que l’ancien français avait godine (sens identique), propose une racine god : le verbe godailler (« boire avec excès ») ayant subi lui aussi une évolution vers gouailler (« s’amuser ») d’où gouaille. Cette racine, selon ce même auteur faisant référence au philologue allemand Friedrich Christian Diez, n’est pas issue du latin gaudere (« jouir »), mais est plutôt d’origine celte et se retrouve dans le gallois god (« luxure »), l'ancien français godon (« femme de mauvaise vie ») ou, plus proche de nous, godelureau.
Section 5
De l’arabe قينة, qayna (le « ق -q » arabe étant souvent retranscrit en « g », comme dans le mot qahba donnant gaupe, et comme il est fréquemment prononcé dans certains dialectes, tel قلب qalb (« cœur » en français), prononcé « galb » en Tunisie et dans la Péninsule arabique). Une qayna était une esclave-musicienne au Moyen-Orient, d'où la réputation de femme de mauvaise vie.
Section 6
Probablement issu plus ou moins directement de la racine indo-européenne gʷḗn ("femme"). À rapprocher du sens 2.
Wiktionnaire, article « gouine » — CC BY-SA
Définitions
- 1 Coureuse ; femme de mauvaise vie.
- 2 Lesbienne.
Descendance
Mots formés à partir de gouine
En français aujourd’hui
Dans d’autres langues
1 mot, sur la page de la descendance complète.
Sources
Chercher dans : TLFi · FEW · Académie française (nouvel onglet) (Source : www.dictionnaire-academie.fr)