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latin

ne

Variante de nae, adverbe d’affirmation souvent lié à un pronom : oui, assurément, vraiment, certes.

Donnée du Wiktionnaire, non revue

Histoire

indo-européen commun *néh₁ latin ne 4500 av. 500 1000 1500
Périodes des langues : convention du site, axe resserré avant 500 av., sources sur la page Méthode.

Ascendance

Reconstituée depuis les relations enregistrées, sans reformuler le texte du Wiktionnaire

lien vérifiéconfirmé par deux sources indépendantesune seule source

L’ascendance en liste
  • indo-européen commun forme reconstruite néh₁ — d’après le Wiktionnaire anglais
  • italique commun forme reconstruite nē — d’après le Wiktionnaire anglais
  • latin oinom — d’après le Wiktionnaire ; lien contesté

Le Wiktionnaire

Texte de l’article du Wiktionnaire, cité tel quel

Section 1

Variante de nae.
3 autres sections

Section 2

De l’indo-européen commun *h₂en-, apparenté au premier : comme en français, une affirmation forte, « certes », conduit à la négation forte ou… au doute.

Section 3

Le Dictionnaire étymologique latin ^([1]) explique :

Section 4

La négation s’est successivement exprimée en latin par ne, nec et non. Ne est la forme la plus ancienne : c’est cette forme que nous avons encore dans les composés ne-queo, ne-fas. Il s’est changé en ni sous l’influence de la syllabe suivante, dans ni-si, ni-hil, ni-mis ; il s'est contracté dans nemo, pour *ne-homo, nullus pour *ne-ullus, nunquam pour *ne-unquam, nusquam pour *ne-usquam. De ne est venu ne-que ou ne-c, qui est la négation ordinaire au temps de la Loi des Douze Tables. De même dans les vieilles formules de rituel citées par Caton Mars pater, si quid tibi illisce suovetaurilibus neque satis factum est. Cet emploi de nec s’est continué jusqu’au temps d'Auguste. C’est cette négation qui est restée en composition dans neg-otium, neg-lego, nec-opinus, ainsi que dans le verbe negare (→ voir l’allemand ver-nein-en « nier »). Enfin, en troisième lieu, vient la négation noenum, qui s’abrège en noenu et non. Noenum est un compose de ne et de oinom, unum. Nous avons ici un exemple d’un fait qui s’est continué dans les langues romanes : la négation s’appuyant sur un mot positif, comme en français je n'avance pas, je ne sais point, je n’ai rien. La seconde syllabe de noenum a été d’abord mutilée, puis supprimée : → voir ni-hilum devenu ni-hil. La conjonction ne est pour nei. On la trouve aussi sous la forme ni. Cette particule ne ou ni se trouve en composition dans ne-ve, ne-quiquam, ne-dum, ni-mirum, quid-ni. La locution quidni hoc fiat équivaut à quid impedit ne hoc fiat.

Wiktionnaire, article « ne » — CC BY-SA

Résumé

Composé à partir des relations enregistrées, sans reformuler le texte du Wiktionnaire

De l’indo-européen commun néh₁.

Descendance

Mots formés à partir de ne

  • neutrefrançaisQui ne prend pas parti, qui ne doit pas prendre parti dans un conflit, dans un débat, etc.
  • ironiefrançaisFigure de rhétorique par laquelle on dit le contraire de ce qu’on veut faire entendre.
  • sinelatinSans.

+ 8 autres

Locutions

Expressions formées avec ne

  • ne varieturfrançaisLocution utilisée notamment sur des documents judiciaires ou diplomatiques afin de s’assurer que le texte ne soit pas

Sources